Saint Martin de Vésubie

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Saint Martin, village central de la vallée du Mercantour, pas trop de monde même en été, beaucoup de marcheurs, un charme fou un peu kitsch, les consonances italiennes, et non loin de la rue Cagnoli, cette vue aux multiples entrées, on ne sait en sortir, l’oeil se demande quelle démarche entreprendre, des rambardes, des fenêtres, des matières, des rythmes différents, où va t-on? que faire? que de choix et de passages en peu d’espace! le vertige?

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Domfront

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Cette photo m’évoque immédiatement un titre de René Char : ‘Recherche de la base et du sommet’. Un beau programme ! Recherche de l’essentiel, du nécessaire et du suffisant, ces passages entre les matières, traces humaines, ce cliché me comble et me fait me sentir comme en apesanteur…

Domfront

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Des ruines du château de Domfront, par définition en position haute et stratégique, une vue plongeante vers la vallée nimbée de brume, le premier plan entoure et dirige l’œil vers cette habitation qui semble perdue, construite à un improbable endroit.

Vannes

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Cette photo débusquée à Vannes au moment du festival photo en mai m’a sauté aux yeux. La pose de ce monsieur, ses chaussettes, son regard vers cet animal mort de soif probablement, dont les côtes reprennent le graphisme du banc et celui d’une bouche d’égout au pied de la photo, ce triangle : animal, publicité visage féminin derrière, et ce spectateur opulent passif, semblant  capté par cette carcasse…l’oeil tourne, questionne, un régal pour moi.

Vannes

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Deux photos prises à Vannes lors d’un séjour au festival photo 2017 où j’ai pu retrouver avec plaisir Errance de Raymond Depardon et le voyage mexicain de Bernard Plossu : un grand moment pour moi avec ces deux photographes fondateurs. Une vitrine d’opticien en ville et la cour intérieure du petit restaurant du midi…

On dit que la photo est prise par le photographe, je crois plutôt que la photographie prend le photographe en ce sens que je m’aperçois que je regarde photographiquement et que l’image s’impose à mon œil : je sens que là, il y a quelque chose à faire, c’est quasi plus fort que tout…

Hambye

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L’abbaye de Hambye (cliquer) a un arrière-goût d’enfance pour moi, de promenade dominicale. J’y suis retourné récemment avec la satisfaction de découvrir le résultat d’un long travail de restauration accompagné d’un effort agréable de pédagogie dans les expositions. Ci dessus un cliché des alentours immédiats qui a attiré mon oeil. Un temps d’émotions historiques et culturelles. Ne pas manquer d’y faire une halte…

Maison Jacques Prévert (2)

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Deux photos plus poétiques issues de la maison de Prévert : une première de lignes, de traits, d’ombres, jeux graphiques humanisés par cette silhouette à haut rayé dont on aperçoit le bas…et puis cet angelot qui était là du temps de Prévert, suspendu de douceur vers cette source de lumière en diagonale…

Gatteville

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Gatteville, extrémité Est du Cotentin, un phare et la vue d’en haut. La route d’arrivée partage l’estran, une symétrie en diagonale s’ébauche en un graphisme abstrait, il faut bien regarder pour se caler les yeux et comprendre, l’arrivée triangulaire présente des taches d’interrogations. Promenade plaisir dominicale de mon enfance et un superbe endroit préservé. Non loin, Barfleur, port bourgade typé  et historique nécessitant une halte où se perdre dans les ruelles et sur le port.

Maison Jacques Prévert (1)

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Jacques Prévert a habité à la fin de sa vie à Omonville-la-Petite, petit endroit charmant caché dans la Hague (50), région connue aussi, malheureusement, par la présence incontournable d’ AREVA. La maison est ouverte en musée, la visite charmante et poétique retrace la carrière et le génie de ce personnage de jeux de mots laids. Quelque part dans le village une citation est notée : « dans toutes les églises, il y a quelque chose qui cloche. »

Firenze TAG

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Encore des bécanes! C’est beau, un vélo : la liberté, l’autonomie quand on est enfant, la vitesse, la perception de glisse, de contrôle, la sensation d’être moteur…ce n’est pas souvent d’avoir toutes ces excitations en même temps. Florence est une ville très décorée, j’ai choisi ce tag Florentin, magnifique de graphisme fil de fer et d’expression : attraper le cœur du bonheur, on y est presque sauf s’il s’échappe encore une fois….et à droite ce télescopage avec ce « make América great again » accompagné d’un drapeau symboliquement bien planté dans cette Amérique Trumpée… lecture multiple, plusieurs portes d’entrée, en découvrir à chaque fois…