trompe l oeil

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Un faux-semblant qui trompe-l’œil, démêler objectivement la perspective du vrai et du faux.

En s’embarquant de la couverture gondolée probablement amiantée du premier plan,

le regard ondule pas à pas dans le doute,

entre chien et chat, en misant que les gouttières soient indubitablement vraies.

le chien aboie, le ciseau aussi!

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Archives

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Cet arbre et son reflet pleureurs semblent faire tout à l’envers à l’entrée du bâtiment des archives de la ville de St Malo. Comme une chevelure au sol ou un énorme balai, tronc brusquement incliné vers le bas, pourquoi, comment?

Rester sur le carreau

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Des illusions de reflets surplombés du discret spectre de mes doigts juchés sur l’appareil,

dans tous les sens, sans dessus dessous, sans dessous dessus,

des cadres vides, des miroirs, des carreaux……un sol, un plafonnier…(un plafond nié),

des angles à gogo, bordel systématique ordonnancé,

le regard hagard rasséréné ric-rac par ce fauteuil à droite, dans le bon sens commun!

 

 

Braque

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pourquoi Braque? cette photo a été captée en songeant avec humilité à George Braque, la perspective abstraite m’a fait braquer mon capteur vers ce cadrage délibérément interlope. Cette photo dévore l’œil en se géométrisant, rapports et rappels de formes et de gris, lignes tordues et trait droit barrant, mur et sol, enduit et végétal…tout un monde d’oppositions qui se rapprochent, allégorie de réconciliation, de paix.

DE DINARD

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Cette silhouette d’intra muros est typique des balades le long de la mer de Dinard. De partout cette silhouette semble la même malgré les différences d’angle de vue. A droite aussi, toujours ces grues…Par contre les îlots de la baie, petit et grand Bé, la Conchée et autres se modifient de façon nette selon l’angle et la promenade. Belle verticale qui débute en bas de façon confuse avec les reflets et qui se termine nettement par un triangle, placée environ au quart de l’image…l’éclairage du soir renforce les détails.

Le bosco

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Le Bosco, une brasserie artisanale de St Malo s’est délocalisée dans une bourgade limitrophe. La devanture s’est tapissée d’affiches plus ou moins égratignées, interlopes et de thèmes disparates, présageant une quelconque et énième préméditation immobilière. Le clébard baille, le macaque grimace rue de la grande hermine, la résignation du mortel reste sur le carreau.

 

Toscane Malouine

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Intra-muros, cette baroque résurgence Toscane m’a provoqué un sourire : le David, la tour penchée, le rappel des merlons du Palazzio Vecchio : tout cela n’agence qu’un pis-aller : pulsion de quérir un aller Pise ou une pizza lait? Les bourrasques Malouines me replacent dans la réalité Bretonne, culbutent le pot de fleurs d’une hypothétique proposition d’installation en terrasse.

Lorette

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Le carré militaire du cimetière de Lorette, un matin de décembre 2016, avec un brouillard fin mais uniforme, percé par un joli soleil de fin d’automne, soleil des jours les plus courts, un bel hommage de la nature à toutes ces tombes uniformes…

 

Rimbaud?

 

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Des planches de pin importées des pays du nord, planches emballées dans des bâches plastifiées, entassées sur le port de St Malo, sur lesquelles sont inscrits les lots et les marques. Au milieu, ce personnage, logo de marque, m’évoquant certains dessins stylisés d’Arthur Rimbaud. Il semble se lever d’une longue sieste, occupée de rêves de voyages insolites, caché par les morceaux de pin…présence irréelle, sorte de spectre surréaliste.

JAGUAR

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JAGUAR, une belle carriole dont on voit parfois quelques spécimens intra-muros : celle-ci, un modèle ancien dans une cour intérieure carrée, un jour de pluie qui abandonne des gouttes sèches sur une carrosserie immaculée, les tracés caractéristiques des hautes cheminées malouines, ce logo caractéristique immédiatement reconnaissable, tout participe à ce cliché presque abstrait. Cadeau d’un matin mouillé gris!

Marché Rocabey (danse avec le vent)

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Photographie mystérieuse, comme je les aime et recherche, rencontre de l’inconscient et du hasard comme le disait Henri Cartier-Bresson. Dans le même esprit, John Stuart Mill avançait que la photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard. La photographie est au service d’une expression intime existentielle, elle vise à déstabiliser la perception du réel vers l’imaginaire, à transformer l’expérience sensible dans une poétique de la métamorphose.

Saint malo « l’univers »

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L’univers à St Malo, chanté par Lavilliers est un bar hôtel d’intra-muros illustre pour être l’ancien yacht club. Bar à l’ancienne, peuplé de souvenirs, de passages de marins prestigieux, les murs tapissés de photographies, de signatures, de traces de passages, univers chaleureux chargé d’histoires et d’Histoire. Au fond d’un long couloir menant vers les chambres de l’hôtel, une grande pièce de réunion précédée d’un espace vestiaire. En hiver, le peu d’activité laisse découvrir le squelette de l’endroit qui m’a permis de faire ce cliché surréel, curieux endroit de stockage de manteaux…des verticales kitsch dont le graphisme résonne avec la patère et le radiateur, ces cercles mystérieux, ces cintres vides, presque seuls repères où s’accrocher, atmosphère de solitude interlope interrogative.

Zone d’espoir

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A St Malo, fleurissent ces messages réalisés au pochoir dont la signification me reste inconnue malgré quelques recherches. Ils sont signés d’un logo qui n’apportent rien de plus. Ils fleurissent à des endroits choisis, semble t-il, par hasard, mais là, la localisation m’est apparue attirante et signifiante avec cet escalier qui s’enroulent vers un sombre probablement lumineux et ces deux pochoirs inratables, que l’on regarde ses pieds ou devant. L’éventail de l’escalier qui se déroule dans le sens de lecture aère ce cliché plutôt austère. Pour info, il s’agit de l’entrée d’un club de fitness, zone d’espoir de bien être…