Domfront

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Des ruines du château de Domfront, par définition en position haute et stratégique, une vue plongeante vers la vallée nimbée de brume, le premier plan entoure et dirige l’œil vers cette habitation qui semble perdue, construite à un improbable endroit.

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Lorette

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Le carré militaire du cimetière de Lorette, un matin de décembre 2016, avec un brouillard fin mais uniforme, percé par un joli soleil de fin d’automne, soleil des jours les plus courts, un bel hommage de la nature à toutes ces tombes uniformes…

 

HIREL (1)

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Sommes souvent passés et arrêtés à cet endroit à la demande de Salomé qui se régalait des jeux d’enfants. Cette vue est prise en hiver, en semaine, désertique, les traces de pneus évoquant une marche arrière (pourquoi), ces fanions remués et usés par un vent d’est glacial….on a l’impression de voir le squelette de la situation estivale chaude et grouillante d’activités ludiques, nautiques, conchylicoles, ostréicoles.

AUBRAC

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Petit arbre, boule isolée, fragile, dont le tronc bifide suscite immédiatement une équivoque, centré de façon volontaire pour l’avantager (ce qui est contraire à une composition académique), un joli ciel nuageux, un premier plan anodin qui nous guide vers cette horizontale complexe composée de barbelés aux poteaux de guingois et d’un zig-zag de cailloux comme d’un Petit Poucet. Aubrac, plateau à une altitude de 1000 mètres, où le silence et la solitude font partie de l’expérience et du charme fou de ce coin où l’aligot est omniprésent. Ce menu ingurgité par les pèlerins en route vers Compostelle qui réclamaient chaleur et alimentation riche pour affronter le climat rude. Beau souvenir du charisme poétique qui passe aussi par les noms de communes, envie de repasser……

« Une attraction sans violence, mais difficilement résistible me ramène d’année en année, encore et encore, vers les hautes surfaces nues, basaltes ou calcaires du centre et du sud du massif : l’Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les causses. Tout ce qui subsiste d’intégralement exotique dans le paysage français me semble toujours se cantonner là : c’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation. » Julien Gracq

 

DINARD

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Cet article a été publié par erreur de ma part sans possibilité de retirer la publication une fois celle ci partie. Donc commentaire rapide : photo basée sur ce goéland bien souligné par les traits d’avions. Le noir du volatil est repris en bas par les îlots et récifs qui sont  habituels à l’oeil du connaisseur de la baie de St Malo. Poésie de ces noms des cartes marines : Cezembre, Harbour, phare du grand jardin…à propos d’Harbour c’est, paraît-il,  l’île d’un conte……si superbe lieu, que d’autres disent que c’est une perle, Harbour.. bon je vais me coucher.

Saint Malo (entrée du port)

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Aux silhouettes caractéristiques de l’approche de St Malo, môle noir, petit Bé, Cezembre, se surajoute cette vague d’étrave très large qui ne paraît pas provenir de l’esquif central. Ce « V » très large crée un lien entre les éléments de la baie sur une mer d’huile. Tout cela donne un sentiment d’équilibre et de sérénité à ce cliché vespéral d’une des plus longues journées de l’année 2015.

TOMBELAINE

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La traversée de la baie du Mt St Michel est toujours différente selon (entre autres) le temps, les marées, la modification des lits des rivières. Tombelaine reste fixe et heureusement inhabité. J’ai tenté une composition à base de trois triangles : celui de l’îlot, celui que forme Tombelaine avec les deux nuages au dessus, et celui ouvert vers la droite au premier plan (il y en a d’autres peut-être….) Cette composition en triangles juxtaposés anime ce paysage et lui donne une certaine dynamique. En effet, in vivo, le paysage immense et magnifique, même plat, ne paraît absolument jamais monotone. Et, parfois, dans ces conditions, une photo, qui fige un instant, peut paraître plate et sans intérêt. Il est vrai qu’une photo ne rendra jamais compte de tous les changements de qualité, de stabilité, d’humidité du sol sur lequel on marche pieds nus pendant cinq heures, ni des autres sensations fortes ressenties pendant le périple.

ILE DE SEIN

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A l’entrée d’un des ports de Sein, le phare de Men-Brial. L’œil peut progresser en zig zag du premier plan (ce chariot à bagages qui répond à l’escalier du phare), pour suivre les petits murets, et s’enrouler autour du phare pour s’approcher de cet élégant goéland planant. L’œil peut aussi faire un autre cheminement……….Je pense qu’une part du charme de cette île s’exprime dans cette solitude et sa force graphique (l’île est comme une galette posée sur la mer surmontée par les silhouettes des petites maisons basses et blanches des pêcheurs, serrées les unes contre les autres).

Ci dessous, une vision différente, fragmentée, de ce phare, ce n’est pas le même goéland…………….bienvenue à vos avis en commentaires

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SILLON ST MALO

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Cette image est prise de l’extrémité est de la digue du sillon proche de La Caravelle. Les différentes formes, volumes, structures contribuent à un premier plan riche et varié qui emmène le regard vers la silhouette d’intra-muros et celle du promeneur, foncée, parallèle au clocher. A droite le profil caractéristique d’un brise-lames en bois vu de côté. Une prochaine photo présentera une vue en plongée de ce brise-lames, pris en enfilade de la digue, lors du flux montant, un jour plus ensoleillé. Je parcoure cette digue régulièrement depuis un moment à la recherche de vues inhabituelles que vous pouvez retrouver sous l’onglet : SILLON.

LE SILLON (SAINT MALO)

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La plage du sillon est une des belles promenades de St Malo. Au loin, le contour caractéristique de Cézembre situe immédiatement l’endroit pour les habitués…..La forme noire et fine du paddle a attiré mon attention dans cette atmosphère monochrome d’une fin d’après midi de cette semaine. Après quelques minutes, j’ai repéré ce chien qui accompagnait le jogging de son maître et qui est venu dans le cadre, il suffisait ensuite d’avoir la possibilité de déclencher au moment où les deux silhouettes se répondaient graphiquement : j’aime ce chien en déséquilibre, les pattes arrières en l’air paraissant se faire un croche-patte, qui résonne avec le  graphisme du paddle qui semble marcher sur l’eau avec sa silhouette de gondolier vénitien. La magie de la photographie est de capter un de ces instants! Ce chien me fait penser à deux photos déjà sur ce blog  : Lisbonne et  Barcelone.

COSQUEVILLE (50)

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Cosqueville se prononce non pas « cosse-que-ville » (cela vous fait passer immédiatement pour un horsain) mais « côque-vil » avec un ‘double’ accent circonflexe sur le ‘O’. C’est un petit village plein de charme,  sur la cote nord du Cotentin à l’est de Cherbourg-Octeville, dans le val-de-Saire. Ce jour gris du 11 novembre réunit croix et drapeau dans le cimetière . A chacun correspond une petite barrière dont la blancheur prend tout le peu de lumière de cet instant. Une belle courbe guide le regard vers le calvaire et l’église. Une petite promenade permet de découvrir un front de mer plat plutôt sableux avec en retrait, des petits étangs et marécages. Inutile de préciser que ce village n’a rien à voir avec les œufs à la coque, ni avec cette poudre blanche à sniffer…..J’ai pris cette photo dans un esprit ‘bloc-notes’ pour garder l’idée de revenir par temps plus adapté ; en fin de compte, cette version me plaît et je vous la propose…..

PANAREA (1)

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Panarea est une petite île de l’archipel des Eoliennes qui a la faveur de la jet set…..tout est nickel et propret  ici (trop!), bien rangé, la lumière forte du soleil sculpte des compositions magnifiques dans ces ruelles qui descendent vers la mer entre de superbes propriétés blanches et fleuries…………vers le nord, l’œil est toujours ravi de la silhouette triangulaire de Stromboli ……….

STROMBOLI (4)

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Partis en ferry de Naples la veille au soir, l’arrivée sur Stromboli s’est faite tôt le matin : il est 5h15, le jour se lève et nous voilà déjà sur le pont ! Le spectacle vaut le réveil précoce par les  employés du ferry qui cognent leurs clefs sur la porte des cabines concernées par la descente à cette escale. l’île se présente comme un triangle isocèle parfait de 900m de haut, surmonté d’un nuage matinal et bordé d’un liseré blanc : le village de Stromboli. Salomé semble encore dans les nuages de sommeil. Une longue et chaude journée nous attend avant une petite sieste, l’ascension en fin d’après midi dans la caillasse et la descente de nuit avec lampe frontale et masque pour éviter la poussière : inoubliable !  (gros avantage des appareils numériques pour faire ce genre de clichés en basse luminosité et en haute sensibilité)