ROME

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La cochlée de l’escalier du musée du Vatican : y est on aspiré?

« est-ce une escale en mer Egée

est-ce un essaim d’abeilles au réveil

s’il suffisait d’orner la douleur d’une plage de silence

s’il suffisait de croire les dessous des balançoires »      Alain Bashung    « est-ce aimer ».

Cette photo me fait penser à ce texte magnifique de poésie d’Alain Bashung, je ne sais pas trop pourquoi, faut il chercher?

spirale aspirante de la mafia?   métaphore d’un trou noir? dans une notion d’aspiration, de disparition…d’évolution ou d’involution.

mouvement d’un tire-bouchon, d’un amortisseur, descente ou montée vers l’infini, rotation créationnelle, symbolique érotique féminine, permanence de l’être au sein du changement, mouvement originel…..

 

 

 

ROME

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La galerie nationale d’art moderne  : vaste, éclairée, lumineuse; les fruits à portée de mains…….les œuvres ne se parasitent pas et puis ce bronze, surtout ce reflet en contre jour qui m’a plu et Salomé en voisine. J’ai  récupéré cette photo ci dessous sur le site du musée mais sans nom d’auteur!

 

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ROME

Des couvre-chefs (toujours compliqués les pluriels des mots composés) dans le musée du Vatican (on y va ty? quand?)  se sont pavanés là, juste où je me situais prêt à l’appui sur le déclencheur, le premier plan de dos simulant être de face à droite!

Le tout sous l’oeil de « l’avenant » buste à gauche, et sous courbes et colonnes de marbre d’une une galerie moins courtisée de cet édifice splendide. Les trois statues romaines du bas forment un triangle isocèle qui donnent de la dynamique à l’image.

J’aime le charme du chapeau du premier plan!

ROME

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D’abord, la lumière………cette italienne lumière de Rome, ce patio, sa galerie délicieusement inondés d’éclairage.

Et puis une table de verre, douée d’une chiralité digne du Dahu, qui s’adapte à ce petit espace duel agrémenté de coussins plats nonchalamment invitants à se nicher.

Géosymétrie parfaite!

 

 

 

ROME

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L’usuel rampant graphisme du métro romain, multiforme, dirigiste pour ces gambettes qui approchent d’un pas hardi, couronnées de ce propulseur d’air frontal, tout en rondeurs d’hélice.

Souterrain obligatoire avant de découvrir la ville éternelle, l’Urbs caput mondi.

ROME

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Une place à Rome avec des arcades dans un coin plébéien limitrophe de la gare Termini, attenant aux renversantes glaces Fassi.

Ce tag à la manière d’un livre ouvert, sibyllin, sur des pierres intemporelles, graphisme combien suggestif de cette tragédie humaine.

Mais, mais, pourquoi migrant sans « S »? pourquoi « 4 life »?sans « S » aussi d’ailleurs? oui d’ailleurs! (c’est le mot).

Ces bizarreries pour dériver l’œil sur cette silhouette simple et noire, spectrale, qui bouscule le regardeur vers l’empathie et la prise de conscience.

L’évocation de la mer par ces vaguelettes et ces cercles concentriques m’apparaît particulièrement efficient.

Significatif actuellement avec le nouveau gouvernement Italien et son programme!

Firenze TAG

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Encore des bécanes! C’est beau, un vélo : la liberté, l’autonomie quand on est enfant, la vitesse, la perception de glisse, de contrôle, la sensation d’être moteur…ce n’est pas souvent d’avoir toutes ces excitations en même temps. Florence est une ville très décorée, j’ai choisi ce tag Florentin, magnifique de graphisme fil de fer et d’expression : attraper le cœur du bonheur, on y est presque sauf s’il s’échappe encore une fois….et à droite ce télescopage avec ce « make América great again » accompagné d’un drapeau symboliquement bien planté dans cette Amérique Trumpée… lecture multiple, plusieurs portes d’entrée, en découvrir à chaque fois…

 

FIRENZE TAG Vénus

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A foison les dessins et tags à Florence, beaucoup suggérés par une oeuvre emblématique de Florence, des Médicis, de la galerie des offices : la naissance de Vénus de Botticelli  (cliquer sur le nom pour le lien). On considère avec délectation les cheveux, les fleurs et l’évocation de l’expression de la pudique Vénus, voir son col manuscrit : « incursioni decorative ».

La première photographie apparaît plus proche du tableau réel, avec une Vénus, plongeuse (!), cheveux au vent, mouvement du bras droit et expression conformes, torse habillé d’une chemisette aux manches bouffantes rayées de sangles d’un sac à dos…Fiesole, sur les hauteurs au nord de Florence, dans une ruelle fort montante, composition en triangle entre le tableau et les rectangles du sol, le regard est dirigé par les rampes et leurs boules terminales, les cheveux semblent de prolonger à droite vers l’ombre très sombre de feuillages sur le mur. street art : Blub est un artiste florentin (cliquer sur lien).

Dessins rapides mais précis au dessus d’affiches lacérées et bordée d’une gouttière barbouillée. Carambolage charismatique d’éléments modernes et de symboles historiques et culturels.

La grande force de la photographie réside dans son aptitude à faire surgir une poésie du détail au cœur du désordre qui nous entoure. « Cathy Rémy » (cliquer)

VéNUS, première à éclairer la nuit, comme le chante Bashung dans cette superbe chanson à écouter, ré-entendre pour en savourer la lourde poésie … tout comme Le tableau de Botticelli que les yeux ont du mal à quitter sauf pour se plonger devant le Printemps (cliquer), tout proche dans le musée. Ces deux tableaux valent à eux seuls le déplacement à Firenze.

BUGGERRU (Façade)

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Les façades de Buggerru en Sardaigne : le soleil, vif et ardent toute la journée, dessine et souligne les différences de construction et leur lente dégradation. Des petits fanions sont tendus d’une maison à l’autre, dans un but festif estival. La lumière les projette au sol et sur les façades….

STROMBOLI

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Une partie du parvis de l’église de Stromboli, photographie retrouvée en fouillant dans mes archives…non exploitée en 2013 mais un grand plaisir à la retrouver, quel bon souvenir, ce séjour sur Stromboli!

J’aime cette opposition entre le régulier, le construit géométrique en bas et le côté brouillon de ce frêle olivier, qui se mixe avec son ombre, de ce fil électrique qui pendouille, de ces fissures dans les murs, témoins de la nature volcanique de l’île, de cet enduit craquelé…il se dégage, à mon sens, quelque chose (de poétique?) de cette image. Peut-être par son côté intemporel, ou par le  dialogue ambigu avec le réel qu’elle inspire?  D’autres photos de Stromboli sont visibles sur ce blog.

Une citation de Michel Tournier : La photographie promeut le réel au niveau du rêve, elle métamorphose un objet réel en son propre mythe. Ce cliché y arrive t-il?