TUTU

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Tutu,

pointes d’omoplate et d’atmosphère nébuleuse,

semelles aériennes,

étalage Rennais.

Discernez au milieu de l’ombre,

le spectre de l’attrapeur d’espace et d’instant.

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LECORBUSIER

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Lecorbusier, génial et visionnaire édificateur de la maison radieuse de Rezé, a tracé un bas relief sur le bas d’une des façades, dessin épuré et poétique.

Le deuxième cliché montre le bas des pilotis supportant le bâtiment, ils aèrent l’abord de la base de l’édifice. Le reflet des éclairages de l’entrée géométrise l’image. Un joli carrelage au sol complète le graphisme.

 

PLUTARQUE

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Vaut mieux Plutarque jamais, de connaître Plutarque!  Cette photo m’a fait appréhender l’epsilon, le E du temple d ‘Apollon à  Delphes dont la signification est controversée : Plutarque l’ayant associé au 5 (3 + 2 symbole du masculin et du féminin réunis), cinquième lettre de l’alphabet mais aussi au début du verbe être, Je suis etc…  Cette interprétation du cliché m’a été soufflée par un proche qui observe bien sûr dans le reflet un 6 rutilant mais aussi malicieusement un E minuscule à l’envers…..j’en étais resté humblement ignorant à la question posée par cette image du 5 qui se transforme en 6 dans cette étrange machine soleil accrochée au mur d’un trivial palier de chambre d’hôtel, près de Grasse (06).

Domfront

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Un simple banc, une lumière, des ombres, des formes, des structures, des matières…. tout est réuni pour mes yeux. Cette ombre qui s’enroulotte sur la racine, charmante distorsion qui saute à l’œil et l’étonne, rappel de racines et de formes en second plan.

Cela me prend, m’emporte vers un ailleurs et une envie de montrer.

La photo me prend plus que l’inverse, je vis exactement ce que dit Plossu à ce sujet : on ne prend pas une photo, c’est elle qui nous prend….

Saint Martin de Vésubie

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Saint Martin, village central de la vallée du Mercantour, pas trop de monde même en été, beaucoup de marcheurs, un charme fou un peu kitsch, les consonances italiennes, et non loin de la rue Cagnoli, cette vue aux multiples entrées, on ne sait en sortir, l’oeil se demande quelle démarche entreprendre, des rambardes, des fenêtres, des matières, des rythmes différents, où va t-on? que faire? que de choix et de passages en peu d’espace! le vertige?

Domfront

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Cette photo m’évoque immédiatement un titre de René Char : ‘Recherche de la base et du sommet’. Un beau programme ! Recherche de l’essentiel, du nécessaire et du suffisant, ces passages entre les matières, traces humaines, ce cliché me comble et me fait me sentir comme en apesanteur…

Hambye

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L’abbaye de Hambye (cliquer) a un arrière-goût d’enfance pour moi, de promenade dominicale. J’y suis retourné récemment avec la satisfaction de découvrir le résultat d’un long travail de restauration accompagné d’un effort agréable de pédagogie dans les expositions. Ci dessus un cliché des alentours immédiats qui a attiré mon oeil. Un temps d’émotions historiques et culturelles. Ne pas manquer d’y faire une halte…

Gatteville

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Gatteville, extrémité Est du Cotentin, un phare et la vue d’en haut. La route d’arrivée partage l’estran, une symétrie en diagonale s’ébauche en un graphisme abstrait, il faut bien regarder pour se caler les yeux et comprendre, l’arrivée triangulaire présente des taches d’interrogations. Promenade plaisir dominicale de mon enfance et un superbe endroit préservé. Non loin, Barfleur, port bourgade typé  et historique nécessitant une halte où se perdre dans les ruelles et sur le port.

Bagnoles de l’Orne

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Non loin de Bagnoles, un agglomérat de véhicules anciens et au milieu une Ford Edsel en parfait état, en cliquant sur le lien, vous aurez les éléments historiques de cette automobile, énorme raté commercial des années 58 60.

Par la vitre côté conducteur, une symphonie de cercles, dont ce superbe volant centré sur les commandes de la boite de vitesses automatique, on reconnait le bouton Drive, Parking, Neutre…Un reflet de roue de voiture voisine se mêle à cette fête.

Entrée (La Richardais)

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Cet endroit m’émotionne les yeux, mélange de deux mondes, l’un géométrique, l’autre chevelu, broussailleux, du rythme, l’opposition noir blanc, ce bel escalier aux ombres qui prolongent le réel….Bernard Plossu dit : Le photographe est celui qui voit tout de suite les lignes de force, qui voit très vite le cubisme de la réalité banale et la tension entre le figuratif et l’abstrait.

Layette

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Charmante boutique de layette, petit linge charmant, plante aux belles formes fines et légères….la force de la photographie: une évidence, une justesse, une émotion, et on ne sait pas pourquoi. Bernard Descamps :photographier des moments de grâce, suspendus, intemporels, photographier pour vivre deux fois…

JAGUAR

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JAGUAR, une belle carriole dont on voit parfois quelques spécimens intra-muros : celle-ci, un modèle ancien dans une cour intérieure carrée, un jour de pluie qui abandonne des gouttes sèches sur une carrosserie immaculée, les tracés caractéristiques des hautes cheminées malouines, ce logo caractéristique immédiatement reconnaissable, tout participe à ce cliché presque abstrait. Cadeau d’un matin mouillé gris!

Saint malo « l’univers »

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L’univers à St Malo, chanté par Lavilliers est un bar hôtel d’intra-muros illustre pour être l’ancien yacht club. Bar à l’ancienne, peuplé de souvenirs, de passages de marins prestigieux, les murs tapissés de photographies, de signatures, de traces de passages, univers chaleureux chargé d’histoires et d’Histoire. Au fond d’un long couloir menant vers les chambres de l’hôtel, une grande pièce de réunion précédée d’un espace vestiaire. En hiver, le peu d’activité laisse découvrir le squelette de l’endroit qui m’a permis de faire ce cliché surréel, curieux endroit de stockage de manteaux…des verticales kitsch dont le graphisme résonne avec la patère et le radiateur, ces cercles mystérieux, ces cintres vides, presque seuls repères où s’accrocher, atmosphère de solitude interlope interrogative.

HIREL (2)

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S’il suffisait de croire les dessous des balançoires…..chanson « Est-ce aimer » de Bashung (album l’imprudence). Composition graphique que j’apprécie, ombres, graphisme, ce jeu d’enfant dans un triangle, le banc table de pic nic qui occupe la droite, le pointillé au second plan, Cancale au fond….endroit qui m’a immédiatement évoqué cette envoutante chanson. les paroles:

S’il suffisait de partir
Comme un voleur à la tire
Rejoindre là-bas
Les troupeaux de regrets
S’il suffisait de s’offrir
Au premier volcan venu

Est-ce aimer ? {x2}
Est-ce une escale
En mer Egée ?
Est-ce un essaim d’abeilles
Au réveil ?

S’il suffisait d’orner la douleur
D’une plage de silence
J’ai pas souffert
J’ai pas suffi
Là où la rouille n’a que faire
De la mélancolie

Toi aussi, tu te noieras
Dans ce désert imbuvable
Toi aussi, tu te perdras
Dans de beaux draps

S’il suffisait
De se refaire une beauté
Pour retrouver grâce à tes yeux
S’il suffisait de se défaire
S’il suffisait de disparaître
Est-ce aimer ? {x4}

S’il suffisait
D’abolir les écorchures
La peine qu’on se donne pour tenir
Une à une triomphent les ruines

Est-ce aimer ?
Toi aussi, tu trembleras
Sous la canicule
Varans, sauriens
N’en savent rien

Est-ce aimer ? {x5}
Est-ce une escale
En mer Egée ?
Est-ce un essaim d’abeilles
Au réveil ?

S’il suffisait de croire
Les dessous des balançoires…