Archives

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Cet arbre et son reflet pleureurs semblent faire tout à l’envers à l’entrée du bâtiment des archives de la ville de St Malo. Comme une chevelure au sol ou un énorme balai, tronc brusquement incliné vers le bas, pourquoi, comment?

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AFS 5

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Ce bipède-smartphone à point sous le parasol du tronc/

coupé du cagnard sud africain/

Abribus d’écorce s’épanouissant, immense enlacement/

l’ombre escorte l’oeil sans faute à la station et à l’exubérance verticale.

Béguin pour cette photo!

AFS 4

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Des cases pour une case neuve (Bernard?) chez Dutronc?

Toile d’araignée?

Colossal sudoku?

Passoire …du matin?

Résille balèze?

Rythme deux, un, deux, un…

Distorsion de Talhès?

photo poreuse aux rencontres avec l’inventivité imaginaire…

 

Dinard propriété Pinault

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Dinard, baguenaude entre terre, mer et ciel zébré…

échappée visuelle sur le frais domaine Pinault, ses fortifications anti-intrusions, et cette oeuvre d art-bre béton, juchoir d’un gros galet d’assiette précaire…

discordance entre les aiguilles régulières et ces contours végétaux

sur une perspective d’ îles de la baie, Cézembre, Harbour (île du conte…ou si belle que l’on cause de la « perle Harbour »….

DOMFRONT

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Si vous passez par Domfront, arrêtez vous!  d’abord dans le bas de la ville visiter l’église de Notre Dame sur l’eau, église romane normande magnifique, avant de monter flâner dans la ville, les ruelles, l’église néo-byzantine, les ruines du château, qui était une énorme forteresse édifiée en 1011; de cet endroit stratégique, remarquable vue sur la région. Quand je suis passé, en décembre, les décorations de Noël, les arbres en contre jour, composaient un décor d’interrogation à ce penseur impensable, solitairement voûté devant la vallée paysage…j’aime aussi ce premier plan griffé par les ombres et ce beau soleil très fortement bas d’hiver incomplètement filtré par les branches. Dans ce décor, à quoi peut bien penser ce personnage à la silhouette pour le moins mélancolique?

AUBRAC

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Petit arbre, boule isolée, fragile, dont le tronc bifide suscite immédiatement une équivoque, centré de façon volontaire pour l’avantager (ce qui est contraire à une composition académique), un joli ciel nuageux, un premier plan anodin qui nous guide vers cette horizontale complexe composée de barbelés aux poteaux de guingois et d’un zig-zag de cailloux comme d’un Petit Poucet. Aubrac, plateau à une altitude de 1000 mètres, où le silence et la solitude font partie de l’expérience et du charme fou de ce coin où l’aligot est omniprésent. Ce menu ingurgité par les pèlerins en route vers Compostelle qui réclamaient chaleur et alimentation riche pour affronter le climat rude. Beau souvenir du charisme poétique qui passe aussi par les noms de communes, envie de repasser……

« Une attraction sans violence, mais difficilement résistible me ramène d’année en année, encore et encore, vers les hautes surfaces nues, basaltes ou calcaires du centre et du sud du massif : l’Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les causses. Tout ce qui subsiste d’intégralement exotique dans le paysage français me semble toujours se cantonner là : c’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation. » Julien Gracq

 

Paris 2015 (Champs-Elysées)

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On peine à reconstituer la fée immense qui tiendrait l’étoile!

La place de l’étoile n’est pas lointaine de cet endroit des Champs Elysées en novembre 2015.

Les guirlandes de Noël, qui se présentent comme sortant de l’arbre,  ajoutent une interrogation à cette opposition entre le tronc massif tacheté à droite et la ponctualité, plutôt le pointillisme ou le pictorialisme de ces branchages. Le banal nuage est le bienvenu comme repère d’échelle.

Autre rapprochement possible entre les courbes entrelacées de bas résilles des guirlandes et celle du lampadaire double en bas à gauche.

La magie de la fin d’année découle de cet assemblage, de cette collusion d’échelle qui me suggère une poésie à écrire.

Conil de la Frontera

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Toutes ces verticales procurent la perception que ce thon métallique s’inscrit dans une partie de squelette d’un autre gigantesque poiscaille.
Je m’aperçois maintenant du rappel de la structure de cet albacore avec le mobilier urbain de garage de vélos…
Beaucoup de détails sont en double, triple et plus. Le vent et le soleil fabriquent le reste.

ANDALOUSIE

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L’ouest de l’Andalousie, un arrêt à Conil de la Frontera, rencontre avec le régal d’un petit déjeuner Andalou (pain grillé frotté à l’ail, huile d’olive, tomates……), séjour convivial avec des amis chers…un bel endroit mélange d’ombres courbes et rectilignes, d’ombres explicables, d’autres dont l’origine hors champ pose question, un banc magnifique m’évoquant Antoni Gaudi, un blanc ensoleillé typique du sud, une photo à ajouter à la série ‘des arbres et des ombres’ et un excellent souvenir qui suggère repos et sérénité.

DINARD (Castelbrac)

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Cette photo m’évoque la chanson de Serge Reggiani : « les loups sont entrés dans Paris ». Bien sûr, ce ne sont pas des loups mais des ours et puis ce n’est pas Paris mais Dinard, qu’importe! En plein Dinard, à l’entrée d’un hôtel de luxe qui a proposé cet accueil froid, complété d’une patinoire très kitsch, au revêtement plastique, pendant les fêtes. La tonnelle végétale, permanente, agrémente l’entrée de l’établissement, avec ses troncs de belle courbure et le bel entrelacé des branches sur un ciel moutonneux. Ces ours semblent sortir de leur tanière et d’herbes hautes, à la tombée du jour, dans une atmosphère menaçante et une attitude cynégétique. Cette photo peut paraître confuse, elle demande effectivement un effort de lecture et d’analyse : beaucoup de détails apparaissent alors………….

SAINT MALO (LE NAYE)

C1201nb2Le mur de la piscine du Naye, auprès du terminal ferries autorise cette ombre multiple du tronc d’arbre. Multiple, en effet, car l’ombre due aux rayons bas du soleil de soir est doublée par l’ombre provoquée par des forts projecteurs qui éclairent le parking destiné aux véhicules en partance. Cet effet complexifie et donne du mystère à cette image où s’opposent aussi le minéral et végétal.

Image à rapprocher de celle-ci ….

 

SAINT MALO (les Nielles)

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L’œil qui regardait Caïn? non, tout simplement un tag visuel, peint sur les sanitaires d’un camping de St Malo situé près de la côte….œil encadré pas les obliques des arbres encore dénudés qui ont poussé sous un vent chronique de mer; regard cyclopéen appuyé, mais adouci par les petites fleurs de printemps du premier plan…………..inattendu lors d’une banale flânerie………