SETENIL DE LAS BODEGAS

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Peu d’éclairage à cet instant, mais quel festin tout de même pour les mirettes. L’absence d’ombre autorise à jouir de toutes ces lignes, sans besoin d’en rajouter!

Des arêtes à en perdre son latin, un rond au premier plan, 3/4 de blanc, 1/4 de gris …agréable flânerie…remarquable village alambiqué troglodyte.

Seville jardins de l’Alcajar

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Une grille et son ombre finement liées, laborieux de faire la part de l’une et de l’autre au premier coup d’ oeil dans cet entremêlement furieux évoquant des barbelés. Et puis cette combinaison semble trop grande pour la petite porte sombre…

Belles matières de mur et de sol ravigotées par ces rasants rayons.

Utilité de quelques secondes pour atterrir sur ce cliché, la vue attirée par cette délicate courbe d’ombre, énigmatique dans cet univers rectiligne, ouverte dans le sens de lecture vers cette petite porte parallèlement cintrée dans sa partie supérieure…le concept d’enfermement du premier plan s’oppose à celui de sortie, d’air, de fuite vers la droite…tout est là, calé : les oppositions droites-courbes, objet-ombre, noir-blanc, prison-fuite et d’autres probablement.

2016->2017

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Carte de voeux !…pourtant je me suis dit longtemps cette année : plus jamais de carte de voeux!  et puis en voilà une tout de même…cette photo était envisagée pour cet emploi avant l’été. Je vous laisse la regarder sans influer votre vision avec mon habituel commentaire.

Juste expliquer le « nice hazards »de ma part qui ne suis pas doué pour les langues. D’abord « Nice » car cela me tinte bien aux oreilles, donne une notion de plaisir doux, ensuite, « hazards » que les anglais écrivent avec un « Z » en lui donnant une dimension de danger qui reste plus en retrait dans notre « hasard » avec un « s ». On voit fleurir, en effet, dans les grands déserts anglophones et imbuvables (Bashung), des panneaux routiers triangulaires de signalement de danger avec écrit : « dust hazard » : implicite mise en garde vis à vis des tourbillons venteux de poussière qui peuvent altérer la vision et la sécurité. Nous restons, nous, plus proches du hasard qui fait bien les choses, même si , bien sûr, il ne nous présente, pas toujours, que de bonnes surprises.

Cette année 2016 a été pour moi une sorte d’apprivoisement du hasard. Je souhaite ainsi à tous, de nombreux très bons petits hasards de la vie avec cette idée de prise de risque calculé et confiante.

Beaucoup de citations sur ce mot, j’en mettrai deux en exergue, celle de Pasteur : « le hasard ne favorise que les esprits préparés » et aussi celle de Camus, très forte : « la seule divinité raisonnable, je veux dire le hasard… »

et pour finir, un proverbe chinois, abscon et mystérieux à la première lecture, mais à la réflexion, très fort avec plusieurs entrées possibles : « Qui voit le ciel dans l’eau, voit les poissons sur les arbres« . Je le livre à votre pensée, je suis curieux d’en reparler avec vous et/ou de voir votre réaction écrite.

Conil de la Frontera

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Toutes ces verticales procurent la perception que ce thon métallique s’inscrit dans une partie de squelette d’un autre gigantesque poiscaille.
Je m’aperçois maintenant du rappel de la structure de cet albacore avec le mobilier urbain de garage de vélos…
Beaucoup de détails sont en double, triple et plus. Le vent et le soleil fabriquent le reste.

ANDALOUSIE

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L’ouest de l’Andalousie, un arrêt à Conil de la Frontera, rencontre avec le régal d’un petit déjeuner Andalou (pain grillé frotté à l’ail, huile d’olive, tomates……), séjour convivial avec des amis chers…un bel endroit mélange d’ombres courbes et rectilignes, d’ombres explicables, d’autres dont l’origine hors champ pose question, un banc magnifique m’évoquant Antoni Gaudi, un blanc ensoleillé typique du sud, une photo à ajouter à la série ‘des arbres et des ombres’ et un excellent souvenir qui suggère repos et sérénité.