RENNES

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Tag vu à Rennes : une improbable éolienne?…Que peut signifier cet X entre un coeur et un logo ‘homme-femme’? Poésie des tags et de leur support!

autoportrait

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après le moto-portrait sur moto voici un auto-portrait sans voiture….au milieu d’un enchevêtrement hétéroclite et hérétique d’objets et de réflexions, mon profil gauche encadré de lumière comme assis sur une chaise vide comme à califourchon.

Je me régale de ces collusions du champ et du hors-champ, de l’intérieur et de l’extérieur, du végétal et du composé….toutes énigmes qui obligent au décentrage, au changement de point de vue, à l’obligation de sortir de ses référents, qui pressent à la réinventation.

reflet

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Euphorie, ce cliché « volé », qui m’a explosé aux yeux, qui m’a fait garer en urgence le véhicule, qui amalgame le graphisme cher et des éclairages mêlés : la lumière naturelle du matin radine de la gauche, sur celle-ci, viennent pointer des rayons réfléchis arrondis de fenêtres multiples qui se situent à droite hors cadre.

Les ombres liées aux deux origines se mixent avec les lignes architecturales et la peinture au sol. Le vernaculaire est sublimé par la lumière et ses ombres pour griffonner de nouvelles lignes.

La question se pose sur les jeux de lumière qui créent des tensions de structures énigmatiques, la lumière semble transpercer le mur sur la droite, ce qui devrait être dans l’ombre est éclairé…. le caractère éphémère, passager de la composition, projette dans la fixation de l’instant et du « ça a été ». La magie s’opère pour moi, une fois de plus : questions, tensions, collusion, opposition, bizarreries…

CASTELBRAC

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Le décor du bar léché de l’hôtel alambiqué Castelbrac cinq étoiles de Dinard. L’excellence dans les détails!

Une symétrie verticale double ces arbustes, ce lapin, ces champignons grâce au miroir, jeu du regard piégé.

Cette symétrie ne s’étendant pas, en bas, au canapé qui caricature à lui seul une fallacieuse correspondance par sa position en angle et son motif.

Ce décalage interrogateur m’a accroché le déclenchement, jeux de symétries imparfaites et boiteuses comme une une invitation à une indiscrète rêverie.

MOTOFAUNE

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Un faune? ce portrait pariétal suggère ce terrain sans faculté de confirmation puisque n’est pas matérialisé le corps de la créature : un faune romain ou un satyre grec aurait un corps bestial de caprin, barbu, ithyphallique, libidineux. Le regard apparaît à lui seul chargé d’une énergie qui pose question!

Opposition entre ce personnage mythologique et cette motocyclette tronquée moderne, dont le graphisme en particulier du cylindre renvoie aux plis du front faunesque sans compter ce discret rhinocéros récurrent d’intra-muros qui ferme la composition triangulaire.

 

Etrusque, Romaine ou Grecque?

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Nymphe Pomone, divinité des fruits?

Cérès, Déméter, déesse de l’agriculture?

Ce « marbre » suscite l’imagerie du statuaire antique : la position des membres, le drapé, l’illusion d’une couronne de lauriers, le visage-extase, les fruits à portée de mains.

Mais la gorge déployée, la bouteille de gaz, la chaîne liant cette allégorie à une pompe à eau et à des égouttoirs de jus fermenté, nous ramènent rapidement les pieds sur terre dans le rococo.

 

ROME

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Une place à Rome avec des arcades dans un coin plébéien limitrophe de la gare Termini, attenant aux renversantes glaces Fassi.

Ce tag à la manière d’un livre ouvert, sibyllin, sur des pierres intemporelles, graphisme combien suggestif de cette tragédie humaine.

Mais, mais, pourquoi migrant sans « S »? pourquoi « 4 life »?sans « S » aussi d’ailleurs? oui d’ailleurs! (c’est le mot).

Ces bizarreries pour dériver l’œil sur cette silhouette simple et noire, spectrale, qui bouscule le regardeur vers l’empathie et la prise de conscience.

L’évocation de la mer par ces vaguelettes et ces cercles concentriques m’apparaît particulièrement efficient.

Significatif actuellement avec le nouveau gouvernement Italien et son programme!

Le bosco

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Le Bosco, une brasserie artisanale de St Malo s’est délocalisée dans une bourgade limitrophe. La devanture s’est tapissée d’affiches plus ou moins égratignées, interlopes et de thèmes disparates, présageant une quelconque et énième préméditation immobilière. Le clébard baille, le macaque grimace rue de la grande hermine, la résignation du mortel reste sur le carreau.