Vannes

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Deux photos prises à Vannes lors d’un séjour au festival photo 2017 où j’ai pu retrouver avec plaisir Errance de Raymond Depardon et le voyage mexicain de Bernard Plossu : un grand moment pour moi avec ces deux photographes fondateurs. Une vitrine d’opticien en ville et la cour intérieure du petit restaurant du midi…

On dit que la photo est prise par le photographe, je crois plutôt que la photographie prend le photographe en ce sens que je m’aperçois que je regarde photographiquement et que l’image s’impose à mon œil : je sens que là, il y a quelque chose à faire, c’est quasi plus fort que tout…

Hambye

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L’abbaye de Hambye (cliquer) a un arrière-goût d’enfance pour moi, de promenade dominicale. J’y suis retourné récemment avec la satisfaction de découvrir le résultat d’un long travail de restauration accompagné d’un effort agréable de pédagogie dans les expositions. Ci dessus un cliché des alentours immédiats qui a attiré mon oeil. Un temps d’émotions historiques et culturelles. Ne pas manquer d’y faire une halte…

Maison Jacques Prévert (2)

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Deux photos plus poétiques issues de la maison de Prévert : une première de lignes, de traits, d’ombres, jeux graphiques humanisés par cette silhouette à haut rayé dont on aperçoit le bas…et puis cet angelot qui était là du temps de Prévert, suspendu de douceur vers cette source de lumière en diagonale…

Gatteville

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Gatteville, extrémité Est du Cotentin, un phare et la vue d’en haut. La route d’arrivée partage l’estran, une symétrie en diagonale s’ébauche en un graphisme abstrait, il faut bien regarder pour se caler les yeux et comprendre, l’arrivée triangulaire présente des taches d’interrogations. Promenade plaisir dominicale de mon enfance et un superbe endroit préservé. Non loin, Barfleur, port bourgade typé  et historique nécessitant une halte où se perdre dans les ruelles et sur le port.

Maison Jacques Prévert (1)

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Jacques Prévert a habité à la fin de sa vie à Omonville-la-Petite, petit endroit charmant caché dans la Hague (50), région connue aussi, malheureusement, par la présence incontournable d’ AREVA. La maison est ouverte en musée, la visite charmante et poétique retrace la carrière et le génie de ce personnage de jeux de mots laids. Quelque part dans le village une citation est notée : « dans toutes les églises, il y a quelque chose qui cloche. »

Firenze TAG

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Encore des bécanes! C’est beau, un vélo : la liberté, l’autonomie quand on est enfant, la vitesse, la perception de glisse, de contrôle, la sensation d’être moteur…ce n’est pas souvent d’avoir toutes ces excitations en même temps. Florence est une ville très décorée, j’ai choisi ce tag Florentin, magnifique de graphisme fil de fer et d’expression : attraper le cœur du bonheur, on y est presque sauf s’il s’échappe encore une fois….et à droite ce télescopage avec ce « make América great again » accompagné d’un drapeau symboliquement bien planté dans cette Amérique Trumpée… lecture multiple, plusieurs portes d’entrée, en découvrir à chaque fois…

 

Toscane Malouine

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Intra-muros, cette baroque résurgence Toscane m’a provoqué un sourire : le David, la tour penchée, le rappel des merlons du Palazzio Vecchio : tout cela n’agence qu’un pis-aller : pulsion de quérir un aller Pise ou une pizza lait? Les bourrasques Malouines me replacent dans la réalité Bretonne, culbutent le pot de fleurs d’une hypothétique proposition d’installation en terrasse.

FIRENZE TAG Vénus

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A foison les dessins et tags à Florence, beaucoup suggérés par une oeuvre emblématique de Florence, des Médicis, de la galerie des offices : la naissance de Vénus de Botticelli  (cliquer sur le nom pour le lien). On considère avec délectation les cheveux, les fleurs et l’évocation de l’expression de la pudique Vénus, voir son col manuscrit : « incursioni decorative ».

La première photographie apparaît plus proche du tableau réel, avec une Vénus, plongeuse (!), cheveux au vent, mouvement du bras droit et expression conformes, torse habillé d’une chemisette aux manches bouffantes rayées de sangles d’un sac à dos…Fiesole, sur les hauteurs au nord de Florence, dans une ruelle fort montante, composition en triangle entre le tableau et les rectangles du sol, le regard est dirigé par les rampes et leurs boules terminales, les cheveux semblent de prolonger à droite vers l’ombre très sombre de feuillages sur le mur. street art : Blub est un artiste florentin (cliquer sur lien).

Dessins rapides mais précis au dessus d’affiches lacérées et bordée d’une gouttière barbouillée. Carambolage charismatique d’éléments modernes et de symboles historiques et culturels.

La grande force de la photographie réside dans son aptitude à faire surgir une poésie du détail au cœur du désordre qui nous entoure. « Cathy Rémy » (cliquer)

VéNUS, première à éclairer la nuit, comme le chante Bashung dans cette superbe chanson à écouter, ré-entendre pour en savourer la lourde poésie … tout comme Le tableau de Botticelli que les yeux ont du mal à quitter sauf pour se plonger devant le Printemps (cliquer), tout proche dans le musée. Ces deux tableaux valent à eux seuls le déplacement à Firenze.

Bagnoles de l’Orne

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Non loin de Bagnoles, un agglomérat de véhicules anciens et au milieu une Ford Edsel en parfait état, en cliquant sur le lien, vous aurez les éléments historiques de cette automobile, énorme raté commercial des années 58 60.

Par la vitre côté conducteur, une symphonie de cercles, dont ce superbe volant centré sur les commandes de la boite de vitesses automatique, on reconnait le bouton Drive, Parking, Neutre…Un reflet de roue de voiture voisine se mêle à cette fête.

Lorette

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Le carré militaire du cimetière de Lorette, un matin de décembre 2016, avec un brouillard fin mais uniforme, percé par un joli soleil de fin d’automne, soleil des jours les plus courts, un bel hommage de la nature à toutes ces tombes uniformes…

 

Entrée (La Richardais)

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Cet endroit m’émotionne les yeux, mélange de deux mondes, l’un géométrique, l’autre chevelu, broussailleux, du rythme, l’opposition noir blanc, ce bel escalier aux ombres qui prolongent le réel….Bernard Plossu dit : Le photographe est celui qui voit tout de suite les lignes de force, qui voit très vite le cubisme de la réalité banale et la tension entre le figuratif et l’abstrait.