reflet

C0436an

Euphorie, ce cliché « volé », qui m’a explosé aux yeux, qui m’a fait garer en urgence le véhicule, qui amalgame le graphisme cher et des éclairages mêlés : la lumière naturelle du matin radine de la gauche, sur celle-ci, viennent pointer des rayons réfléchis arrondis de fenêtres multiples qui se situent à droite hors cadre.

Les ombres liées aux deux origines se mixent avec les lignes architecturales et la peinture au sol. Le vernaculaire est sublimé par la lumière et ses ombres pour griffonner de nouvelles lignes.

La question se pose sur les jeux de lumière qui créent des tensions de structures énigmatiques, la lumière semble transpercer le mur sur la droite, ce qui devrait être dans l’ombre est éclairé…. le caractère éphémère, passager de la composition, projette dans la fixation de l’instant et du « ça a été ». La magie s’opère pour moi, une fois de plus : questions, tensions, collusion, opposition, bizarreries…

J et JGG

C0663n

Une gravure sur fond de boîte de conserve de Gérard Gwezenneg, photographiée sous deux abats-jour arrondis d aspect mammaire sur une autre oeuvre de Gérard…..

L’univers des Guézé est léger de pétillance et lourd de culture, illuminé par l’accueil bleu de Jocelyne, belle danseuse crinière blanche lagon.
Gérard évolue depuis sa vie dans un registre, entre autres, surréaliste de restes, de secrétions (de secret et de sécrétion), de lutom (mulot), de séquelles d’objets de bois d’ Ankou…….ici, des traces circonvolutives emmêlées grouillantes, conglomérat de désir et de vie qui occupent l’espace et les spasmes d érotisme de désir de vie et ainsi de mort…..le haut est rayé de griffures parallèles d’un reste de hiéroglyphes cunéiforme ou autre. 3 C 4850 à l envers, en négatif, comme une plaque de forçat de la vie créative …

On imagine Gérard dans sa caverne grenier refuge, Lacanien métaphorique courbé devant la lumière pour griffer le métal du reste d’un repas……………….

Philosopher c’est peut-être ruminer ses pensées pour avancer, pour évoluer, pour argumenter : en ce sens Gérard est un philosophe des restes, un surréaliste des séquelles, de la vie, de la mort. Il rumine la mort en aimant la vie ou l’inverse. Ces jeux avec les mots qui donnent ses titres m’enchantent….je les aime Jocelyne et Gérard!

GAZELLE

C7945n

Cette gazelle zélée se faufile au milieu du bush/

Sa robe se confond avec les herbes/

ses cornes avec les branches/

tout en souple célérité et puissance figée.

au milieu ds branchages nous serions empêtrés, elle gaze, elle!