Maclovius

saint malo / matin d’hiver / mercredi décembre /

au réveil / collante brume piquante humide froide et basse /

cris des goélands iodés invisibles / relief cotonné d’une solitude fraîche opalescente / paysage vide de réveil / odeurs de goémon épave varechisé frissonnant sur un ravissement chaud /

écouter la mer / subodorer vaguement les récurrences houleuses / mené par le granit du sillon bordé / crapahuter sableusement vers la chimère du fort national dévoilée de l’éventail / comme un Château perlé d’humidité, presque Briand /

s’éclairer des bruits d’enfants des écoles vivantes / errance matinale aveugle / ample et béate intuition de plénitude sereine

ce poème en guise de dernier article jeux de mots 2016

2016->2017

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Carte de voeux !…pourtant je me suis dit longtemps cette année : plus jamais de carte de voeux!  et puis en voilà une tout de même…cette photo était envisagée pour cet emploi avant l’été. Je vous laisse la regarder sans influer votre vision avec mon habituel commentaire.

Juste expliquer le « nice hazards »de ma part qui ne suis pas doué pour les langues. D’abord « Nice » car cela me tinte bien aux oreilles, donne une notion de plaisir doux, ensuite, « hazards » que les anglais écrivent avec un « Z » en lui donnant une dimension de danger qui reste plus en retrait dans notre « hasard » avec un « s ». On voit fleurir, en effet, dans les grands déserts anglophones et imbuvables (Bashung), des panneaux routiers triangulaires de signalement de danger avec écrit : « dust hazard » : implicite mise en garde vis à vis des tourbillons venteux de poussière qui peuvent altérer la vision et la sécurité. Nous restons, nous, plus proches du hasard qui fait bien les choses, même si , bien sûr, il ne nous présente, pas toujours, que de bonnes surprises.

Cette année 2016 a été pour moi une sorte d’apprivoisement du hasard. Je souhaite ainsi à tous, de nombreux très bons petits hasards de la vie avec cette idée de prise de risque calculé et confiante.

Beaucoup de citations sur ce mot, j’en mettrai deux en exergue, celle de Pasteur : « le hasard ne favorise que les esprits préparés » et aussi celle de Camus, très forte : « la seule divinité raisonnable, je veux dire le hasard… »

et pour finir, un proverbe chinois, abscon et mystérieux à la première lecture, mais à la réflexion, très fort avec plusieurs entrées possibles : « Qui voit le ciel dans l’eau, voit les poissons sur les arbres« . Je le livre à votre pensée, je suis curieux d’en reparler avec vous et/ou de voir votre réaction écrite.

Paris 2015 (Champs-Elysées)

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On peine à reconstituer la fée immense qui tiendrait l’étoile!

La place de l’étoile n’est pas lointaine de cet endroit des Champs Elysées en novembre 2015.

Les guirlandes de Noël, qui se présentent comme sortant de l’arbre,  ajoutent une interrogation à cette opposition entre le tronc massif tacheté à droite et la ponctualité, plutôt le pointillisme ou le pictorialisme de ces branchages. Le banal nuage est le bienvenu comme repère d’échelle.

Autre rapprochement possible entre les courbes entrelacées de bas résilles des guirlandes et celle du lampadaire double en bas à gauche.

La magie de la fin d’année découle de cet assemblage, de cette collusion d’échelle qui me suggère une poésie à écrire.

DINARD

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Cet article a été publié par erreur de ma part sans possibilité de retirer la publication une fois celle ci partie. Donc commentaire rapide : photo basée sur ce goéland bien souligné par les traits d’avions. Le noir du volatil est repris en bas par les îlots et récifs qui sont  habituels à l’oeil du connaisseur de la baie de St Malo. Poésie de ces noms des cartes marines : Cezembre, Harbour, phare du grand jardin…à propos d’Harbour c’est, paraît-il,  l’île d’un conte……si superbe lieu, que d’autres disent que c’est une perle, Harbour.. bon je vais me coucher.