NEW YORK

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Le pont (vers l’autre, vers l’autre année…….) de Brooklin, perspective vers Manhattan, admirée aussi par ce personnage, à la coiffure interlope, immobile, qui semblait en transe …………..Encore une personne de dos!  Ce pont constitue un des repères du voyageur à New York, sa silhouette caractéristique permet souvent de le situer et de se repérer dans le paysage urbain.

Vous l’aurez constaté : ma série sur New York ne montre étonnamment pas beaucoup de monde, elle donne à voir mon point de vue sur la ville sur une semaine en avril 2014. Cette mégalopole ne procure en effet que peu d’occasion de se sentir oppressé par la multitude, il y a bien souvent une façon de dénicher du calme, non loin du tumulte citadin.

A l’occasion de ce dernier post de 2014, je souhaite une bonne fin d’année à tous les visiteurs de passage et particulièrement à ceux qui laissent des commentaires écrits (ou oraux lors de rencontres) ……..avec le choix entre ces deux cartes qui se situent de chaque côté de l’Atlantique :

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Ci dessus, une vue de deux mégalithes de l’île de Sein nommés : ‘Les Causeurs’. Tout un programme dans notre monde sauvage! Vous trouverez l’original de ces deux photos sur le blog……………………….

 

 

 

DINARD

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Cet vue d’une vadrouille au dessus de la plage de l’écluse, m’évoque les multiples choix inhérents de la vie : faut-il s’asseoir, descendre, monter, monter puis descendre ou l’inverse, courir, marcher, impression de cul-de-sac, grillage à droite, mur à gauche, formes douces en haut, plutôt piquantes à droite…………tous choix concevables.

Beaucoup d’auteurs-photographes se posent la question suivante : La photo est-elle un miroir (renvoyant le reflet du photographe) ou une vitre sur le monde extérieur ?

sur cette interrogation : bon Noël !

 

 

 

SAINT MALO (sillon)

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Sur le sillon aujourd’hui, délicate lumière d’hiver; la mer est si verte que l’on ne se demande plus pourquoi les parages se nomment la côte d’émeraude…..et puis pendant quelques minutes, cette image très atypique de l’ombre du Fort National. La conjonction des rayons incidents, réfléchis et de l’humidité sur le sable, a dessiné ces reflets cubiques étonnants, je pensais vraiment à un lego ! Il se passe quasiment toujours quelque chose sur le sillon : c’est un endroit magique……..vraiment !

NEW YORK (Central Park)

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Une deuxième vue de Central Park, cette fois ci en direction du sud vers les gratte-ciel qui avoisinent l’avenue central park South. Ici, le parfait aplomb architectural et la rigueur sévère du grillage s’opposent aux lignes spontanées des arbres, des ombres et à l’allure désinvolte du spectateur : à quoi cogite t-il?

Cette tension entre ces différents éléments donnent du rythme et, à mon avis, de l’attraction à cette image. Tension, attraction, opposition, contraste, résonance : toutes ces notions me semblent à la base de la construction photographique en noir et blanc.

J’ai trouvé cette citation qui me paraît être un objectif (photographique!) :« Je ne pensais pas qu’on pouvait prendre en photo des choses que les mots décriraient encore beaucoup moins bien, dans leur intégrale splendeur de visible. » Jack Kerouac    (en parlant des photos de Robert Frank)

Au delà de ce grand parc, New York fourmille de nombreux petits squares soigneusement entretenus et très accueillants. Je garde le souvenir de deux endroits débordant d’enchantements : Waschington square et Briant parc. Le genre de lieux où l’on goûte le besoin de repasser lors d’un deuxième séjour.

NEW YORK (Central Park)

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Central Park est un havre de calme et un océan de verdure (340ha) au milieu de cette magnifique ville qui émerge cependant toujours dans un plan lointain. Au printemps où le vert tendre est de rigueur dans la végétation, tout concoure au repos et à la flânerie. Ici, au fond le San Remo building où résidèrent Rita Hayworth, Dustin Hoffman, Diane Keaton et Paul Simon…..Non loin de là, le Dakota Building où fut assassiné John Lennon en fin 1980 : c’est le quartier Central Park West.

Toute la série de photos de New York date d’avril 2014. Cette ensemble de clichés émergent après une gestation de plusieurs mois qui permet de se détacher du côté affectif des circonstances de la prise de vue. Les choix photographiques se lient et se dénouent avec le temps, avant de s’ancrer.

J’avais l’impression, à la fin de ce séjour d’une petite semaine, que ma récolte n’était pas luxuriante. Avec six à huit mois de recul, la sensation est différente et les choix plus solides : des photos ont pu être écartées à première vue (ou l’inverse) et redécouvertes ensuite avec délice. Je m’aperçois que l’émotion de dénicher une photo oubliée est aussi forte que le frisson de sentir une bonne image à la prise de vue. Parfois un avis de tiers (photographe ou pas) est utile pour argumenter un choix ou pour discerner un détail singulier.

Il est incontestable que, sur une petite semaine, il est difficile de se retrouver avec une bonne série homogène, l’idéal est de revenir plusieurs fois, à des saisons différentes pour aboutir à un travail mûr. C’est le défi de la recherche photographique (esthétique ou reportage) sur un temps court de voyage où le hasard joue assurément un rôle décisif. Le temps compte beaucoup en photo, à l’instar de Robert Frank pour son ouvrage ‘Les Américains’, fruit d’un travail de deux ans (1955-1956) financé par une bourse : la démarche de cet immense photographe aboutit en 1958 à un ouvrage fondateur (initialement très critiqué), incontournable, à voir et à déguster pour tout gourmet de photographie.

 

SAINT-MALO (sillon)

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Ce sillon est vraiment une grande source photographique! Ce soir, une grande marche rapide au frais sur la digue, un ciel gris, et à priori peu de perspective photographique à entrevoir…..la flânerie touchait à sa fin, le jour tombe, lorsque j’arrive sur ces plots rayés orange bien connus des automobilistes…. les tiges métalliques brident leur envol et me donnent une composition intéressante avec la croix, le lampadaire au graphisme fluet vertical et les branchages qui ferment l’image à gauche. Un petit éclairage résiduel fugitif permet d’éclairer le fond …………grand plaisir!

NEW YORK (ferry pour Staten Island)

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Staten Island est un arrondissement de New York, au sud de Manhattan, accessible par ferry. Ce ferry procure une vue extraordinaire sur la skyline (panorama) de New York. C’est une liaison urbaine, à l’image d’une ligne de bus, fréquentée par 60 000 personnes par jour, qui offre en prime une vue sur Ellis Island et sa fameuse statue. L’astuce est de partir en fin de journée et de revenir entre chien et loup. Ce soir là, le soleil couchant illumine fièrement la tour qui se dresse maintenant de Ground Zéro pendant que le zig zag de la barrière répond aux sommets des gratte-ciel.

Les américains ont le don de conserver des objets publics anciens, surannés, même si les ferries se modernisent : comme cette grille-chaîne de protection qui s’articule comme un accordéon, et les binoculars sur la photo précédente.

En faisant cette photo, j’ai pensé à un de mes photographes « fondateur influent » : Raymond Depardon. En hommage, je publie ci dessous deux de ses photos prises de la même ligne de ferries lors de sa fameuse correspondance new yorkaise  qui est un des quelques ouvrages qui m’a décidé à photographier. C’est une des premières fois qu’un photographe accompagnait ses photos d’un texte. Notez que sur la photo ci dessous, prise en 1981, on retrouve la silhouette des Twins. J’apprécie foncièrement l’oeuvre de R Depardon même si je suis plus mesuré sur ses travaux récents.

 

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NEW YORK (vue sur Manhattan)

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D’Ellis Island, île chargée d’humanité et d’histoire, il est possible d’admirer la vue sur  Manhattan et de scruter les détails avec ces « binoculars ».Ils paraissent exister depuis le  19 ième siècle! Leur silhouette me fait évoquer des extra-terrestres. Présents sur de nombreuses photos de photographes du 20 ième siècle, ils semblent attirer leurs regards de façon récurrente. Leur verticalité répond au sud de la « ville debout« .

 

LIPARI

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Un portrait de Salomé qui admire le port de Lipari (iles Eoliennes) du haut de la citadelle……les personnages photographiés de dos questionnent le spectateur, toute hypothèse semble possible. En effet, de face, les personnages procurent plus de précisions, l’oeil du spectateur se polarise sur le visage et le regard : ce n’est plus du tout la même photo !

 Je citerai Robert Frank, formidable photographe américain d’origine suisse : « quand les gens regardent mes images, je veux qu’ils se sentent exactement comme quand ils éprouvent le besoin de lire un poème une seconde fois ». C’est, modestement, ma « cible » rêvée avec ce blog.

 

NEW YORK (Times square)

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Times Square, endroit en rapport avec la frénésie made in USA, kitsch criard, immenses placards artificiels clignotants, sanctuaire du consumérisme exacerbé, lieu qui engendre, pour mon compte, des sentiments ambivalents de curiosité, de surprise teintée de fascination et aussi de rejet de ce système tape à l’oeil et économique probablement sans issue. Cette belle promenade s’est faite un jour humide, gris et pluvieux, entre chien et loup, embelli par toute cette lumière artificielle générant des réverbérations abondantes et photogéniques.