ROME

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D’abord, la lumière………cette italienne lumière de Rome, ce patio, sa galerie délicieusement inondés d’éclairage.

Et puis une table de verre, douée d’une chiralité digne du Dahu, qui s’adapte à ce petit espace duel agrémenté de coussins plats nonchalamment invitants à se nicher.

Géosymétrie parfaite!

 

 

 

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CASTELBRAC

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Le décor du bar léché de l’hôtel alambiqué Castelbrac cinq étoiles de Dinard. L’excellence dans les détails!

Une symétrie verticale double ces arbustes, ce lapin, ces champignons grâce au miroir, jeu du regard piégé.

Cette symétrie ne s’étendant pas, en bas, au canapé qui caricature à lui seul une fallacieuse correspondance par sa position en angle et son motif.

Ce décalage interrogateur m’a accroché le déclenchement, jeux de symétries imparfaites et boiteuses comme une une invitation à une indiscrète rêverie.

MOTOFAUNE

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Un faune? ce portrait pariétal suggère ce terrain sans faculté de confirmation puisque n’est pas matérialisé le corps de la créature : un faune romain ou un satyre grec aurait un corps bestial de caprin, barbu, ithyphallique, libidineux. Le regard apparaît à lui seul chargé d’une énergie qui pose question!

Opposition entre ce personnage mythologique et cette motocyclette tronquée moderne, dont le graphisme en particulier du cylindre renvoie aux plis du front faunesque sans compter ce discret rhinocéros récurrent d’intra-muros qui ferme la composition triangulaire.

 

Lavagerie

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Je suis toujours capté par ces lavageries comme je les surnomme, espaces de débarbouillage, de blanchiment,

chacun sa machine à oublier les crasses, confessionnal du linge….

chacun son programme, initiation et impatience oisive de la fin du cycle,

Bruit des pièces qui tombent comme dans des bandits manchots,

théâtre de croisement de routes entre les voyageurs, touristes, passagers, autochtones

évoquant l’espace des stations d’autoroute,

et puis cette peinture qui signe la ville accueillante, le môle, les remparts, la flèche, la mer

et ce navire fantôme de hublots numérotés.

ROME

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L’usuel rampant graphisme du métro romain, multiforme, dirigiste pour ces gambettes qui approchent d’un pas hardi, couronnées de ce propulseur d’air frontal, tout en rondeurs d’hélice.

Souterrain obligatoire avant de découvrir la ville éternelle, l’Urbs caput mondi.

Expo Doisneau

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Deux clins d’yeux à l’exhibition estivale 2018 Doisneau à Dinard, une ombre-auto-portrait-reflet avec mon index droit courbé sur le belvédère de la superbe villa Les Roches Brunes (perspective pêle-mêle, confusion intérieur extérieur, fouillis de visées est ouest…)

puis dessous : une communion de couvre-chefs….

si vous déambulez par là, l’exposition s’extrait des clichés rebattus de Doisneau, la villa seule mérite le crochet.

En train de relire ‘la chambre claire’ de Roland Barthes, je suis en quête du ‘punctum’ de ces photographies.

Etrusque, Romaine ou Grecque?

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Nymphe Pomone, divinité des fruits?

Cérès, Déméter, déesse de l’agriculture?

Ce « marbre » suscite l’imagerie du statuaire antique : la position des membres, le drapé, l’illusion d’une couronne de lauriers, le visage-extase, les fruits à portée de mains.

Mais la gorge déployée, la bouteille de gaz, la chaîne liant cette allégorie à une pompe à eau et à des égouttoirs de jus fermenté, nous ramènent rapidement les pieds sur terre dans le rococo.

 

Rester sur le carreau

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Des illusions de reflets surplombés du discret spectre de mes doigts juchés sur l’appareil,

dans tous les sens, sans dessus dessous, sans dessous dessus,

des cadres vides, des miroirs, des carreaux……un sol, un plafonnier…(un plafond nié),

des angles à gogo, bordel systématique ordonnancé,

le regard hagard rasséréné ric-rac par ce fauteuil à droite, dans le bon sens commun!

 

 

Braque

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pourquoi Braque? cette photo a été captée en songeant avec humilité à George Braque, la perspective abstraite m’a fait braquer mon capteur vers ce cadrage délibérément interlope. Cette photo dévore l’œil en se géométrisant, rapports et rappels de formes et de gris, lignes tordues et trait droit barrant, mur et sol, enduit et végétal…tout un monde d’oppositions qui se rapprochent, allégorie de réconciliation, de paix.