autoportrait

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après le moto-portrait sur moto voici un auto-portrait sans voiture….au milieu d’un enchevêtrement hétéroclite et hérétique d’objets et de réflexions, mon profil gauche encadré de lumière comme assis sur une chaise vide comme à califourchon.

Je me régale de ces collusions du champ et du hors-champ, de l’intérieur et de l’extérieur, du végétal et du composé….toutes énigmes qui obligent au décentrage, au changement de point de vue, à l’obligation de sortir de ses référents, qui pressent à la réinventation.

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moto-portrait

il y a des autoportraits, des autopsy…….maintenant des motoportraits même triple au minimum : regardez bien cette Harley (et ses reflets) garée devant le parachutiste de Ste Mère fin mai en avant première des cérémonies du 75 ième. Je salive des yeux devant ce bout de « stars and stripes » usé de vent devant.

Ah, encore un bout de motoportrait sur le bouchon du réservoir…..voir voir…… du voir en réserve! rutilance et mattitude…les deux extrêmes sur cette photo…comme les USA!

reflet

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Euphorie, ce cliché « volé », qui m’a explosé aux yeux, qui m’a fait garer en urgence le véhicule, qui amalgame le graphisme cher et des éclairages mêlés : la lumière naturelle du matin radine de la gauche, sur celle-ci, viennent pointer des rayons réfléchis arrondis de fenêtres multiples qui se situent à droite hors cadre.

Les ombres liées aux deux origines se mixent avec les lignes architecturales et la peinture au sol. Le vernaculaire est sublimé par la lumière et ses ombres pour griffonner de nouvelles lignes.

La question se pose sur les jeux de lumière qui créent des tensions de structures énigmatiques, la lumière semble transpercer le mur sur la droite, ce qui devrait être dans l’ombre est éclairé…. le caractère éphémère, passager de la composition, projette dans la fixation de l’instant et du « ça a été ». La magie s’opère pour moi, une fois de plus : questions, tensions, collusion, opposition, bizarreries…

J et JGG

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Une gravure sur fond de boîte de conserve de Gérard Gwezenneg, photographiée sous deux abats-jour arrondis d aspect mammaire sur une autre oeuvre de Gérard…..

L’univers des Guézé est léger de pétillance et lourd de culture, illuminé par l’accueil bleu de Jocelyne, belle danseuse crinière blanche lagon.
Gérard évolue depuis sa vie dans un registre, entre autres, surréaliste de restes, de secrétions (de secret et de sécrétion), de lutom (mulot), de séquelles d’objets de bois d’ Ankou…….ici, des traces circonvolutives emmêlées grouillantes, conglomérat de désir et de vie qui occupent l’espace et les spasmes d érotisme de désir de vie et ainsi de mort…..le haut est rayé de griffures parallèles d’un reste de hiéroglyphes cunéiforme ou autre. 3 C 4850 à l envers, en négatif, comme une plaque de forçat de la vie créative …

On imagine Gérard dans sa caverne grenier refuge, Lacanien métaphorique courbé devant la lumière pour griffer le métal du reste d’un repas……………….

Philosopher c’est peut-être ruminer ses pensées pour avancer, pour évoluer, pour argumenter : en ce sens Gérard est un philosophe des restes, un surréaliste des séquelles, de la vie, de la mort. Il rumine la mort en aimant la vie ou l’inverse. Ces jeux avec les mots qui donnent ses titres m’enchantent….je les aime Jocelyne et Gérard!

GAZELLE

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Cette gazelle zélée se faufile au milieu du bush/

Sa robe se confond avec les herbes/

ses cornes avec les branches/

tout en souple célérité et puissance figée.

au milieu ds branchages nous serions empêtrés, elle gaze, elle!

ROME

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La cochlée de l’escalier du musée du Vatican : y est on aspiré?

« est-ce une escale en mer Egée

est-ce un essaim d’abeilles au réveil

s’il suffisait d’orner la douleur d’une plage de silence

s’il suffisait de croire les dessous des balançoires »      Alain Bashung    « est-ce aimer ».

Cette photo me fait penser à ce texte magnifique de poésie d’Alain Bashung, je ne sais pas trop pourquoi, faut il chercher?

spirale aspirante de la mafia?   métaphore d’un trou noir? dans une notion d’aspiration, de disparition…d’évolution ou d’involution.

mouvement d’un tire-bouchon, d’un amortisseur, descente ou montée vers l’infini, rotation créationnelle, symbolique érotique féminine, permanence de l’être au sein du changement, mouvement originel…..

 

 

 

ROME

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La galerie nationale d’art moderne  : vaste, éclairée, lumineuse; les fruits à portée de mains…….les œuvres ne se parasitent pas et puis ce bronze, surtout ce reflet en contre jour qui m’a plu et Salomé en voisine. J’ai  récupéré cette photo ci dessous sur le site du musée mais sans nom d’auteur!

 

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Conil de la Frontera

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Une belle opposition encore, avec le plaisir de passer de l’une à l’autre : deux silhouettes d’arbre, graciles, fluettes, soulignées par deux horizontales et toutes ces verticales massives, contrastées, défensives surmontées d’une note arrondie, adoucissante, finale.

Encore cette notion de passage si importante dans la vie, dans la pensée, dans la respiration, juste ce moment où l’expiration suit l’inspiration, juste ce moment cet instant de basculement, ce passage d avant à après, ce pas sage ….je réfléchis beaucoup à ce moment….

ROME

Des couvre-chefs (toujours compliqués les pluriels des mots composés) dans le musée du Vatican (on y va ty? quand?)  se sont pavanés là, juste où je me situais prêt à l’appui sur le déclencheur, le premier plan de dos simulant être de face à droite!

Le tout sous l’oeil de « l’avenant » buste à gauche, et sous courbes et colonnes de marbre d’une une galerie moins courtisée de cet édifice splendide. Les trois statues romaines du bas forment un triangle isocèle qui donnent de la dynamique à l’image.

J’aime le charme du chapeau du premier plan!